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L’origine de Gantz et l’explosion des modèles standards.

Dès son premier chapitre publié dans le N°31 de l’hebdomadaire Young Jump en 2000, Gantz a suscité bien des discussions et est devenu une œuvre incontournable pour les fans de manga. Mais pourquoi ce titre a-t-il provoqué un tel engouement chez les lecteurs ?
Dans cette rubrique, nous laisserons son auteur Hiroya Oku s’exprimer librement et peut-être comprendrons-nous ainsi les secrets de Gantz. Pour commencer, celui-ci nous explique tout d’abord à quel point il souhaitait faire Gantz depuis de longues années…

Pour tout dire, Gantz est une histoire que j’ai en tête depuis le lycée. A l’époque, j’adorais les Hissatsu series et j’ai commencé à imaginer Gantz en me demandant comment on aurait pu transposer ces dernières dans un contexte moderne, voire même de science fiction. Le fait que le héros meure au début m’a quant à lui été inspiré par un roman de SF de Robert Sheckley intitulé Le Temps meurtrier dans lequel le héros meurt dans un accident de voiture pour être ressuscité dans le futur. J’avais emprunté ce livre à la bibliothèque et il m’a tellement passionné que cette idée d’une téléportation au moment de la mort m’est sans doute venue de là.

Une autre chose que je ne peux oublier est le feuilleton américain The Greatest American Hero. Le héros y devient un « super-héros » et se met entre autres à voler lorsqu’il enfile une sorte de justaucorps qu’il garde dans une mallette. Si la combinaison de Gantz ne permet pas de voler, le fait qu’on puisse faire des bonds gigantesques vient sans doute de là. Ça et le fait que le héros ne connaisse rien de l’utilisation du costume. Je trouvais ce manque de « coopération » avec le héros amusant, et il me semblait intéressant de le voir apprendre à maîtriser les possibilités de sa tenue.

Mais quand j’y pense maintenant, je me demande comment j’ai pu avoir cette idée à l’époque. Bien sûr, le résultat final est un peu différent de ce que j’avais imaginé, et encore plus éloigné des œuvres qui l’ont influencé. S’agissant de l’œuvre d’un lycéen, il y avait effectivement beaucoup de choses qui ne fonctionnaient pas… Et que j’ai compensé avec les techniques actuelles. Mais mis à part ça, l’histoire de base reste la même.

Concernant la construction scénaristique de Gantz, celle-ci « trahit » le lecteur dans le bon sens du terme dans la mesure où elle contient beaucoup de rebondissements qui prennent les « standards » à contre-pied. Ainsi, les personnages de Kato et Kishimoto qu’on croyait « principaux » meurent, les martiens débarquent dans le monde réel, Sakuraï est présenté comme s’il était le nouveau personnage principal, et pour finir, Taé Kojima apparaît sur l’écran de la sphère… Mais d’après Oku, tous ces rebondissements seraient soigneusement calculés.

On raconte souvent qu’il existe une « malédiction » qui fait que la SF ne marcherait jamais dans les mangas pour adolescents et adultes. Je me suis donc posé la question de savoir comment faire pour que ça prenne, et j’en suis arrivé à la conclusion qu’il fallait être imprévisible et briser les règles établies. Si je ne voulais pas que les lecteurs se lassent tout de suite, je devais proposer une trame qui n’avait jamais été vue dans aucun manga jusqu’à maintenant. Et je pense avoir réussi sur ce point, notamment en ce qui concerne la vie et la mort des personnages.

Dans l’histoire de Gantz, le plus grand rebondissement est celui de la mission des martiens turbulent et coléreux, dont la fin avait été écrite bien à l’avance.

Lors de la réunion avant cet épisode avec mon responsable de publication, j’ai annoncé que tous les personnages mourraient probablement à l’exception de Kurono. Et lui m’a juste répondu : « Ah oui ? Bon, pourquoi pas ? », « Okay, allez-y » (rires). Et s’il est vrai que je prévoyais de faire mourir Kato dès le départ, j’ai en revanche réglé le sort de Kishimoto sur le moment même. A vrai dire, je commencé de toute façon à me lasser de la situation alors il est vrai que je me suis un peu « lâché » dans l’ensemble.

L’importance de la notion de « raisonnable » et du travail de « simulation » dans la mise en place des personnages.

Après l’histoire, passons maintenant à la construction puis à la mise en place des personnages. Si le scénario de Gantz repose sur le principe d’une « rupture de règles », la mise en place des personnages quant à elle tient avant tout compte de la « cohérence ».

En ce qui concerne Kurono, c’est juste à mes yeux une représentation du lycéen moyen de l’époque actuelle. Sachant qu’il est amené ensuite à évoluer pour devenir un type bien, il fallait donc au départ beaucoup se limiter dans la description du personnage pour préserver la surprise du divertissement. Face à lui apparaît donc en contrepoint le personnage « raisonnable » de Kato. Aussi, lorsque ce dernier disparaît et qu’intervient alors le personnage d’Izumi, le fait de conserver un Kurono identique à celui précédant la mort de Kato aurait fait déraper le ton de la série car plus aucun élément « raisonnable » n’aurait alors été présent.

Concernant les personnages secondaires, mon approche n’a pas été la même. J’ai pensé qu’il serait ainsi plus intéressant d’introduire des personnages fondamentalement mauvais histoire de semer un peu le trouble dans la situation établie. Si tous avaient été des enfants de chœur, ils auraient passé leur temps à se poser des questions et à hésiter. Au contraire, avec des personnalités mauvaises, on peut s’attendre à tout et cela crée une tension narrative. C’est pourquoi je me suis efforcé de toujours en introduire, car il est plus intéressant d’avoir ces éléments dissonants au sein du groupe.

Dans le contexte très particulier que sont les missions de Gantz, d’autres personnages en dehors des « mauvais » ont été insérés afin d’apporter du « piment » au groupe.

Je ne calcule pas vraiment l’ajout de tel ou tel personnage dans le groupe, je me contente juste de l’y faire apparaître. Par exemple pour Juzo Togo, je me suis demandé ce qui se passerait si un spécialiste du tir faisait son apparition. J’ai donc extrapolé sur la conduite d’un tel personnage, comme le fait de vérifier toutes les armes pour choisir la plus efficace, puis de déduire sa stratégie de combat, en l’occurrence le tir d’élite. Juste un mot en ce qui le concerne : c’est un soldat des forces d’autodéfense, et non un tueur à la « Golgo » comme on peut le lire sur internet (rires). Quant au karatéka étranger, j’étais curieux de voir ce qu’il donnerait sur le terrain. Idem pour le gros fan de « survival game » Akitoshi Okazaki ou l’intellectuel à lunettes Kiyoshi Miyafuji. Dans un sens, c’est moi que ça amuse de faire ce genre de simulations tout en dessinant.

Mais comme j’introduis des personnages un peu sur l’inspiration du moment, il m’arrive de me demander ce qui m’a pris (rires). C’est un de mes vilains défauts : j’éprouve le besoin de rééquilibrer mon groupe de personnages et d’y rajouter ce qui semble y manquer sur le moment, ce sans même réfléchir à ce que je vais faire ensuite. A ce titre, les personnages comme Homo/Hojo ou Inaba ont justement été ajoutés parce que je trouvais que le groupe manquait de beaux gosses (rires). Et dans la mesure où je les avais fait apparaître, je me suis torturé les méninges en cherchant la façon dont j’allais pouvoir les développer.

Une nouvelle conception des personnages pour une nouvelle orientation de l’histoire.

Dans les développements qui suivent la mission du martien Minus, les personnages présents ne sont pas de simples sujets de « simulation ». Leur processus d’apparition ainsi que leurs profils sont bien plus fouillés que les « personnages du moment » apparus jusqu’ici.

J’ai eu envie d’« élever » ce groupe de personnages avec le plus de soin possible. En effet jusque là, ma priorité allait plus au développement de l’histoire qu’aux personnages. Ce qui a fini par m’inciter à construire des personnages plus « puissants », plus attractifs. Mais peut-être que j’y ai quand même été un peu fort avec Daïzaémon Kazé. Franchement, où que l’on cherche, un type comme lui ne peut pas exister (rires). Ma démarche a été la même avec Sakuraï et Sakata, qui utilisent dans le monde de Gantz des pouvoirs que n’ont pas les humains ordinaires. En effet, s’ils avaient combattu de façon classique, ça n’aurait rien eu d’intéressant et c’est pourquoi j’ai essayé d’apporter une touche d’originalité dans leur façon de se battre, tout en respectant bien sûr les limites de l’univers de Gantz.

Quel est l’origine de la peur qu’inspirent Gantz et les martiens ?

Tous ces personnages font face à des présences inconnues… D’abord Gantz, puis les martiens, qui obéissent à des règles de création précises.

Je recherche bien évidemment cette peur que l’on éprouve face aux choses irrationnelles, insensées. L’usage d’une langue incompréhensible va également dans ce sens-là, pour souligner le côté « incompréhensible » de ces figures. Même chose pour le caractère et le langage qui apparaissent sur l’écran de la sphère : ils sont déformés pour renforcer la conviction que l’on a affaire à une entité étrangère. La sensation provoquée est comparable à celle de touriste se rendant dans un restaurant qui propose des spécialités de leur pays sur une carte censée être rédigée dans leur langue maternelle, mais qui présente des mots et caractères bizarres, forcés et artificiels.

Au départ, je pensais introduire un peu d’humour à ce langage avec quelques « clins d’œil » que seuls ceux qui connaissent auraient reconnu, mais j’ai finalement changé d’avis et opté pour quelque chose de résolument bizarre.

En parallèle, les conversations avec le Kannon aux mille bras ou avec le martien Minus avait pour but de révéler la nature de l’ennemi de façon progressive. En effet, je trouve trop enfantin le fait que l’adversaire soit, comme souvent, une énorme organisation aux desseins diaboliques. Je pense au contraire que le fait de combattre un ennemi dont on ne sait pas grand-chose et d’en apprendre un peu plus sur lui au fur et à mesure est plus intéressant. Enfin, quand je dis « l’ennemi », ça ne signifie pas pour autant que les martiens Minus ou Poireau ont un quelconque lien entre eux. Car on ne sait même pas s’il s’agit vraiment d’extraterrestres ! Avec le côté approximatif qu’on connaît à Gantz, il ne serait pas étonnant que l’appellation « martien » vienne uniquement de lui. Il n’y a aucune certitude sur ce sujet pour le moment.

La création d’un manga avec des images de synthèse en 3D.

Enfin, Gantz présente une grande particularité : celle de baser ses décors ou le dessin de ses personnages sur des images de synthèse.

Avant de faire Gantz, j’avais dessiné un manga d’antipation intitulé 01 – Zero One. Mais même en dessinant le monde futuriste que j’avais en tête pour l’expliquer à mes graphistes, je me retrouvais avec autant d’interprétations possibles que d’assistants, sans qu’aucun résultat ne corresponde à ce que j’avais en tête. Je me suis alors mis à la recherche d’un moyen d’uniformiser le tout, et j’ai fini par avoir l’idée d’utiliser un logiciel de conception 3D.

En créant un modèle précis en 3D, je n’avais ainsi plus qu’à changer la caméra de position pour recréer librement une image fidèle de ce monde futuriste ! J’ai donc débauché un camarade d’une boîte de conception 3D pour qu’il devienne mon assistant et qu’il crée les édifices que j’avais en tête. Nous nous sommes donc lancés dans la phase de conception.

Mais l’ensemble coûtait beaucoup d’argent et les économies que j’avais constituées grâce à mon précédent titre Hen ont quasiment disparu… Pour couronner le tout, 01 – Zero One n’a pas eu le succès escompté. La situation étant critique, je n’ai pas eu d’autre choix que de demander l’arrêt de la série. Mon éditeur a accepté mais m’a évidemment demandé ce que je comptais faire ensuite, sous-entendu qu’il fallait que cette fois, le succès soit au rendez-vous. J’avais donc une pression on ne peut plus concrète sur les épaules, et je me suis finalement décidé à faire Gantz que je mûrissais depuis très longtemps. Rassembler une nouvelle équipe n’étant pas facile à ce moment-là, nous sommes partis sur la base de l’équipe de Zero One, et les images 3D ont donc été logiquement retenues pour le processus de création.

S’agissant d’un manga dessiné en images de synthèse, la phase de test a été très longue et les interrogations auprès d’experts 3D nombreuses… Sans compter qu’il fallait continuer à payer l’équipe pour la garder mobilisée, ce qui a coûté cher. Mais grâce à ces tests, ces mises au point et à la pratique de l’équipe, le résultat obtenu était bien meilleur, moins « informatique » que celui de Zero One. Nous avions enfin l’impression de toucher au but.

Les avantages de la création en images de synthèse sont d’abord la qualité visuelle des dessins, leur définition. Viennent ensuite les décors détaillés qui une fois modélisés, ne prennent qu’une heure pour la phase de « rendering ».

Ce qui prenait avant une semaine à dessiner à la main ne prend donc plus que deux heures environ. Le choix de l’angle de vue était aussi beaucoup plus souple. Seulement, il y a quand même des limites et mon équipe m’a supplié de laisser tomber lorsque nous en sommes arrivés aux scènes de Shinjuku ou Makuhari (rires). Tous les bâtiments ne sont donc pas modélisés en 3D, seuls les éléments proches le sont. On a donc recours à l’incrustation de photos pour les décors de fond. En revanche, le temple a été entièrement réalisé en 3D et je crois d’ailleurs qu’on sent bien que tout ça n’aurait pu être fait à la main.

Mais il n’y a pas que des avantages. Comme je l’ai écrit à la fin du premier volume, on perd par exemple beaucoup de naturel, de « chaleur » comparé à un dessin fait à la main. L’univers créé paraît complètement dénué de vie. Remarquez, nous en tirons aussi parti dans un manga comme Gantz car cela renforce une atmosphère privée d’« émotions ». Cette « absence de vie » combinée à la présence irrationnelle des martiens renforce en effet l’impression que les personnages peuvent mourir à tout instant.

Dans Gantz, il n’y a pas seulement les décors qui font l’objet d’un traitement en images de synthèse. Les personnages eux-mêmes sont dessinés à partir de poses modélisées en 3D s’apparentant ainsi aux mannequins-modèles en bois utilisés en dessin. Mais si cela permet plus de réalisme, cela empêche aussi les déformations/distorsions propres au manga.

Par exemple, si l’on dessine un personnage en train de braquer une arme avec le canon en avant, et que l’on souhaite dessiner une déformation où le canon prendra un tiers de la case, il sera impossible d’utiliser les images de synthèse pour ce faire, à moins d’avoir recours à un filtre visuel type objectif « grand angle ». Mais si cela ne suffit pas, il faut alors dessiner le personnage en ignorant la modélisation en dessous pour obtenir le meilleur visuel possible. Il y a en fait beaucoup de cases dans ce cas-là. Finalement, c’est plutôt une sorte d’« hybride » que l’on fabrique avec une composition des décors très juste, et une technique du manga traditionnel pour les personnages.

Hiroya Oku a beau dessiner une série réalisée en image 3D, il n’en renie pas pour autant la méthode du manga traditionnelle.

Je me demande si les mangas produits avec des images de synthèse vont vraiment percer un jour ? Après tout, je suis le seul pour l’instant à utiliser cette technique… Non, en fait je ne pense pas que d’autres suivront ce chemin ? Et puis c’est surtout qu’il n’y a pas d’assistant capable de dessiner en 3D. Il y a certes beaucoup d’étudiants dans les écoles spécialisées qui aspirent à devenir dessinateurs de manga « à la main », mais ceux qui sont dans les écoles d’infographie ne s’intéressent pas au manga et veulent plutôt s’orienter dans les technologies de l’image. Sans compter que le budget de départ ainsi que les préparatifs posent de sérieux problèmes. Rien que pour un nouveau décor, il faut d’abord un certain temps pour se faire modéliser l’ensemble avant de pouvoir vraiment parler de dessin, là où dans le travail à la main, une photo aurait suffi à obtenir le dessin demandé rapidement. Le rendement est donc terriblement faible. En ce qui me concerne, je continue juste selon cette méthode parce que maintenant, je suis lancé.

De toute façon, ce qui attire le public vers le manga est sa qualité d’expression. Et les « lignes de forces » l’emportent sur les « effets de traînées » dans le cœur des lecteurs. Peut-être que si des éléments de décors gratuits faisaient leur apparition, les difficultés de mise en place deviendraient moindres et du coup cette technique se développerait, mais je pense quand même que les probabilités pour que cette façon de faire se répande sont très faibles. Ce qui restera à l’avenir sera sans doute la méthode manuelle.

L’histoire, le thème, et la conclusion !?

Pour finir, Hiroya Oku nous parle de sa vision de la suite de Gantz.

Pour l’instant, j’aimerais que les lecteurs continuent à prendre du plaisir à suivre les combats contre les adversaires et les rebondissements de l’action. Pour ma part, je crée non seulement les personnages mais aussi l’histoire et les dessins par tâtonnements, en tentant des expériences. « Et si des dinosaures se retrouvaient en pleine ville ? » ou « Et s’ils se mettaient à poursuivre une moto, est-ce que ça rendrait bien ? ». Voilà le genre de question que je me pose tout au long de la création de Gantz. Je ne suis pas le genre à tout planifier de A à Z jusqu’à la fin de l’histoire.

Si calcul de ma part il y a, il porte par exemple sur le fait de détendre le lecteur à la fin de la mission du martien Péquenot pour mieux le faire abaisser sa garde. Et alors qu’il est tout à la joie des personnages après avoir vaincu le boss Brakyo-san, je leur assène un choc en faisant passer à l’attaque ces êtres doués d’intelligence et vêtus de costumes noirs que sont les vampires. Idem à la fin de la mission des martiens Anneaux qui est remplie sans encombre : Taé est désignée comme la prochaine cible.

Concernant le monde de Gantz et les secrets de ses missions, des lecteurs passionnés échangent nombre d’hypothèses, entre autres sur internet. Les règles de la chambre, le fait qu’il y ait parfois erreur et que l’original reste en vie, le « là-haut » qu’il semble y avoir, les vampires ennemis de Gantz… Petit à petit commencent à apparaître des informations susceptibles de conduire à la vérité sur Gantz…

Au point actuel, même en rassemblant ces pièces de puzzle, il manquera encore trop d’informations pour pouvoir déduire ce qu’est réellement Gantz. En ce qui me concerne, j’aimerais que chacun continue de s’amuser à suivre chapitre après chapitre les péripéties de l’histoire. On me pose souvent la question de savoir ce que je cherche à dessiner, à transmettre. Mais pour ce qui est de Gantz, je ne cherche à dessiner rien de plus que ce qui y est. Je n’ai ni message ni thématique à faire passer. Je veux juste, quand bien même je suis l’auteur, continuer à m’amuser encore longtemps !

Gantz, que son auteur Hiroya Oku dessine en s’amusant lui-même, n’a en tout cas pas fini de nous procurer plaisir et frissons…